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Vie chère en RDC : Quand survivre devient un exploit – Le réquisitoire du MDCO pour une rupture immédiate
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Vie chère en RDC : Quand survivre devient un exploit – Le réquisitoire du MDCO pour une rupture immédiate

Janvier 2026 – Analyse politique et économique

Il est des silences coupables que les chiffres ne peuvent plus masquer. En ce début d'année 2026, alors que les flonflons des fêtes se sont tus, une réalité brutale saisit la gorge de millions de Congolais : la vie est devenue un luxe hors de prix. Farine, transport, loyers, tout augmente, sauf l'espoir. Face à cette spirale inflationniste qui broie les ménages, le Mouvement des Démocrates Congolais (MDCO) refuse la fatalité et pose un diagnostic sans concession : cette misère n'est pas un accident, c'est le résultat d'une démission politique.

Le grand écart : Budget record contre frigo vide

Le contraste est saisissant, presque indécent. D'un côté, nous avons un budget national pour l'exercice 2026 voté à une hauteur historique de 22 milliards de dollars américains, validé par le Parlement en décembre dernier. De l'autre, nous avons le panier de la ménagère qui se vide inexorablement. Comment expliquer qu'un État affichant une telle opulence financière soit incapable de garantir le minimum vital à sa population? C'est le paradoxe congolais dénoncé par le MDCO : la croissance des chiffres officiels ne se mange pas.

La réalité du terrain en ce mois de janvier 2026 est implacable. Les indicateurs sont au rouge dans nos marchés. Le sac de sucre de 50 kg, denrée essentielle pour le petit commerce et les familles, a bondi pour atteindre 185.000 francs congolais à Kinshasa. Plus grave encore, le fufu, base de notre alimentation, est devenu un produit de spéculation, le sac se négociant désormais autour de 130.000 francs congolais. Même le transport, veine jugulaire de l'économie informelle, subit le contrecoup de la hausse du carburant dans la zone Ouest, fixant le litre à près de 3.475 francs congolais. Pour le citoyen lambda, ces chiffres ne sont pas des statistiques, ce sont des sacrifices quotidiens.

Les racines du mal : Dépendance et Prédation

Pour le MDCO, s'attaquer à la vie chère exige de nommer les vrais coupables. La première cause est structurelle : notre dépendance servile aux importations. Nous dépensons chaque année près de 3 milliards de dollars pour importer ce que notre terre fertile pourrait offrir en abondance. Cette politique de la main tendue vers l'extérieur nous expose à la moindre secousse mondiale, transformant notre souveraineté alimentaire en une illusion.

La seconde cause est morale et politique : c'est la corruption endémique qui agit comme une taxe invisible sur chaque produit. Les scandales financiers révélés récemment par le CREFDL sont révoltants. Quand plus de 100 millions de dollars destinés aux victimes de la guerre de Kisangani via le fonds FRIVAO s'évaporent, ou quand 19 millions de dollars alloués aux infrastructures pénitentiaires disparaissent, c'est l'argent du peuple qui est volé. Ces sommes colossales, si elles avaient été investies dans les routes de desserte agricole ou la subvention des intrants, auraient eu un impact direct sur la baisse des prix.

À cela s'ajoute une pression administrative étouffante. Les grèves des transporteurs observées en janvier 2026 à Kananga et Kinshasa ne sont pas des caprices ; elles sont le cri de détresse face aux tracasseries policières et aux amendes arbitraires qui finissent toujours par être payées par le passager. De même, l'imposition brutale de la facture normalisée aux petits commerçants, sans accompagnement, risque de se traduire par une nouvelle inflation des prix finaux.

Le projet du MDCO : Pour une souveraineté retrouvée

Face à ce tableau sombre, le MDCO ne se contente pas de l'indignation. Nous portons un projet de rupture. Il est temps de passer des slogans à l'action. Nous exigeons une baisse immédiate et ciblée de la fiscalité sur les produits de première nécessité, accompagnée d'un contrôle rigoureux pour s'assurer que cette baisse profite au consommateur et non aux importateurs.

Nous prônons une véritable révolution agricole. Les milliards du budget doivent quitter les bureaux climatisés de la Gombe pour irriguer nos campagnes, financer nos pêcheurs et construire les routes qui permettront au manioc du Kwilu ou au maïs du Kasaï d'arriver dans nos assiettes à moindre coût. Produire congolais ne doit plus être un vœu pieux, mais une urgence de sécurité nationale.

Enfin, la dignité du travailleur doit être restaurée. Le nouveau SMIG de 21.500 francs par jour, bien qu'en hausse sur le papier, reste déconnecté du coût réel de la vie dans nos métropoles. Le MDCO milite pour une politique salariale indexée sur l'inflation réelle et pour la fin de l'impunité fiscale.

La vie chère est un choix politique de ceux qui nous gouvernent par l'indifférence. La vie digne est le choix politique que propose le MDCO. Le temps est venu de rendre au peuple congolais la richesse de son sol, non pas en promesses, mais en pouvoir d'achat réel.


La Cellule de Communication du Mouvement des Démocrates COngolais - CCMDCO

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