Par la Direction de la Communication - MDCO
Le système électoral d'une nation est le miroir de sa santé démocratique. En République Démocratique du Congo, cette santé est chancelante depuis la funeste réforme de 2011. Aujourd'hui, le Mouvement des Démocrates Congolais (MDCO) remet au centre du débat national l'exigence du retour au scrutin à deux tours, un combat pour lequel son président, Gabriel Mokia, a sacrifié sa liberté entre les murs de la prison de Makala.
L'Héritage d'un Combat : De la Cellule à la Constitution
Gabriel Mokia n'est pas seulement un homme politique ; il est le symbole d'une résistance contre la médiocrité électorale. Son emprisonnement n'était pas le fruit du hasard, mais la conséquence directe de son opposition farouche à la réduction du suffrage universel. En basculant vers un tour unique en 2011, le pouvoir de l'époque a sciemment choisi d'affaiblir la légitimité du sommet de l'État pour favoriser les calculs de survie politique. Gabriel Mokia a payé le prix fort pour dire non à cette escroquerie constitutionnelle.
1 Tour vs 2 Tours : Le Choc des Légitimités
Pourquoi le scrutin à un tour est-il un danger ? Dans une démocratie jeune et plurielle comme la nôtre, le tour unique fragmente la volonté populaire. Il permet à un candidat d'être proclamé vainqueur sans jamais avoir convaincu la majorité des Congolais. C'est un système qui favorise les divisions ethniques et les micro-partis satellites.
À l'inverse, le suffrage à deux tours, pratiqué dans les grandes démocraties comme la France ou le Brésil, ainsi que chez nos voisins sénégalais, impose le rassemblement. Le second tour est le moment où la Nation se retrouve. C'est là que l'élu acquiert son titre de "Président de tous les Congolais", car il doit nécessairement obtenir plus de 50% des voix. C'est le seul système qui garantit une stabilité institutionnelle durable.
La Proposition du MDCO : Restaurer l'Article 71
La Commission Technique Constitutionnelle du MDCO travaille actuellement sur une proposition de révision courageuse. Il s'agit de réécrire l'article 71 pour restaurer la dignité de notre démocratie :
"Le Président de la République est élu au suffrage universel direct... L’élection a lieu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Nul n'est élu au premier tour s'il n'a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés."
Pourquoi ce combat est vital pour le MDCO ?
Pour notre parti, la bataille pour les deux tours est une question de cohérence historique. En portant cette réforme, le MDCO prouve qu'il n'est pas dans la simple quête du pouvoir, mais dans la recherche d'un État fort. Un tel système permettrait au MDCO d'exprimer sa force de ralliement et sa capacité à fédérer les forces vives de la nation autour d'un projet commun lors du second tour.
Conclusion
Le combat de Gabriel Mokia est celui de la vérité des urnes. En exigeant le retour aux deux tours, le MDCO ne demande pas une faveur, il réclame le respect du souverain primaire. C'est la condition sine qua non pour que le futur dirigeant de la RDC puisse dire, sans trembler : "Je représente la majorité de mon peuple".
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