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FRIVAO : Entre vérité judiciaire et trahison des victimes, le cri de la jeunesse pour une justice sans complaisance
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FRIVAO : Entre vérité judiciaire et trahison des victimes, le cri de la jeunesse pour une justice sans complaisance

Par Benjamin Kongu
Président de la Jeunesse du MDCO / Province de Kinshasa

La mémoire de nos frères et sœurs de Kisangani ne peut être sacrifiée sur l'autel de la corruption et des calculs politiques. En tant que jeunes Congolais, et en parfaite adéquation avec la vision de mon Président National, Gabriel Mokia, nous avons suivi avec une attention citoyenne le feuilleton judiciaire entourant le Fonds Spécial de Répartition (FRIVAO). Ce qui devait être le symbole d'une réparation historique pour les horreurs de la « Guerre de Six Jours » de juin 2000 est devenu, hélas, le théâtre d'un brigandage financier à ciel ouvert.

Un État de droit en marche sous l'impulsion du Chef de l'État

Il convient avant tout de saluer le leadership de Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République et Chef de l'État. C'est grâce à sa détermination ferme à instaurer un véritable État de droit et à sa lutte acharnée contre les antivaleurs que ce voile d'opacité a pu être levé. Sans cette volonté politique au sommet de la nation, les détournements massifs que nous dénonçons aujourd'hui seraient restés impunis, étouffés par les réseaux de prédation. 

La fin du mythe "Divo" : Quand la justice sépare le vrai du faux

Pendant des mois, l'opinion publique a été inondée d'allégations sensationnalistes. On nous a parlé d'un documentaire de six minutes facturé à 1,6 million de dollars par la société Divo International. Aujourd'hui, la justice a tranché, et la vérité est tout autre : le contrat réel s'élevait à 640 000 dollars hors taxes pour une production cinématographique de plus d'une heure (1h14). 

La mise hors de cause de Divo International doit être lue pour ce qu'elle est : une reconnaissance que le service a été rendu et que les irrégularités constatées relèvent de la gestion interne de l'État et non du prestataire privé. Le véritable scandale n'est pas dans l'image produite, mais dans les ordres verbaux donnés par les sommets du ministère de la Justice pour contourner les procédures de passation de marchés. 

Responsabilité politique : L'heure des comptes

CONSTANT MUTAMBALa condamnation de l'ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, à trois ans de travaux forcés pour le détournement de près de 20 millions de dollars destinés à une prison, est un signal fort envoyé par le régime de l'Union Sacrée. Cela prouve que personne n'est au-dessus de la loi. Chançard Bolukola, l'ancien coordonnateur, a lui-même reconnu à la barre avoir agi sous pression hiérarchique. 

Mais au-delà des individus, c'est tout un système de "sociétés fictives" et de surfacturations institutionnalisées que nous dénonçons, rejoignant ainsi la position de fermeté de notre leader Gabriel Mokia face à la mégestion des deniers publics. Le rapport du CREFDL est sans appel : plus de 34,6 millions de dollars de marchés publics ont été passés dans une opacité totale, incluant des versements suspects à l'ICCN ou pour des réhabilitations électriques qui auraient dû être financées par le budget ordinaire de l'État. 

Victimes de la Tshopo : 24 ans d'attente, une éternité de mépris

Pendant que des millions s'évaporent dans des circuits opaques à Kinshasa, nos compatriotes à Kisangani continuent de vivre dans la douleur. Comment accepter que des victimes ayant perdu des membres ou leurs maisons ne reçoivent que des miettes variant entre 250 et 2 000 dollars, alors que 195 millions de dollars ont déjà été versés par l'Ouganda? [1, 2] L'audit du fichier des victimes, bien que nécessaire pour écarter les fraudeurs, ne doit pas devenir un prétexte pour éterniser l'attente. 

Notre exigence : Transparence et Restitution

Gabriel MOKIA MANDEMBOLa jeunesse du MDCO/Kinshasa, fidèle à la ligne de conduite de son Président National Gabriel Mokia, restera vigilante. Nous demandons :

  • La récupération immédiate des 34,6 millions de dollars indûment engagés dans des marchés irréguliers.
  • La sécurisation des 130 millions restants que l'Ouganda doit encore verser, afin qu'aucun centime ne soit détourné de sa mission humanitaire. 
  • Le soutien continu aux réformes judiciaires prônées par le Chef de l'État pour garantir que les fonds de réparation profitent exclusivement aux vraies victimes. 

La justice a fait un premier pas en blanchissant les innocents et en condamnant les coupables au sommet. Mais pour nous, la justice ne sera totale que lorsque la dernière victime certifiée de Kisangani aura reçu sa juste réparation. Sous l'impulsion du Président Félix-Antoine Tshisekedi et la vigilance du MDCO, nous ne laisserons plus personne jouer avec le sang de nos martyrs.

Benjamin Kongu
MDCO - Kinshasa

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